Parapentes et Paramoteurs électriques

Ecologie du vol libre et électrique 

Le vol humain proche de la nature est à la fois un vieux rêve et une réussite populaire récente, l’accessibilité aux activités aériennes individuelles « propres » et économiquement accessibles peut être datée des années 80 avec l’essor du vol libre (parapente et deltaplane).

_1070330 (Copier)Le vol électrique peut être considéré comme un développement motorisé de ces sports car il profite des mêmes valeurs de préservation de l’environnement. 

Ici, pas de greenwashing, toute activité humaine génère une empreinte carbone et même si l’action sur le milieu lors de la pratique du vol est négligeable, la construction des voiles, châssis, moteurs et batteries nécessite la mise en oeuvre d’énergies et l’utilisation de matériaux transformés.

Même pour le vol libre, les accès et aménagements aux décollages, rotations en voitures et autres récupérations font que le bilan n’est jamais nul.

Tout est donc question de comparatif entre les pratiques existantes et le vol le plus propre possible, rien n’est neutre mais ne rien changer est la pire des attitudes.

 

L’ eco-base ULM

Un champ est un champ me direz-vous…

Cependant, si de nombreuses bases ULM se résument à une surface plane et dégagée, c’est la première fois que l’usage d’une base soit strictement réservé aux aéronefs électriques.

_1070313 (Copier)Le terrain va produire du fourrage pour rester dans une logique d’exploitation agricole et le maintient d’un espace ouvert est favorable à la préservation des espèces protégées locales, notamment l’outarde canepetière.

Les arbres coupés seront remplacés par des plantations en deuxième saison et les abords reconstitués par des haies afin de favoriser la biodiversité.

Un emplacement isolé et protégé au milieu des 4 hectares de prairies pourra aussi être consacré à la création d’habitats pour les oiseaux et autres animaux.

Détail : les matériaux utilisés pour les aménagements sont majoritairement en seconde vie ou provenant de matériaux recyclés.

Dernier point : l’usage d’outils électro-portatifs sur batteries est privilégié (tronçonneuse, débroussailleuse) afin de rester dans la même logique ; usage que je me permets de vous conseiller aussi car l’électrique apporte aussi pour ces travaux un confort et une propreté d’utilisation incomparable.

 

 

L’ULM électrique, et durable ?

Deux aspects sont à prendre en compte : la construction et l’usage.

 

La réalisation d’un paramoteur électrique est globalement semblable à celle d’un thermique : châssis, sellette et voile répondent aux mêmes contraintes et nécessités de construction.

Au niveau du moteur par contre, autant le moteur thermique est sujet au vieillissement, accéléré s’il est deux temps (soit 99 % du parc paramoteur), autant l’électrique va s’avérer quasiment inusable.

Copie de P1070805 (Copier)

Les pièces d’usure se limitent aux roulements sur les moteurs brushless et leur rendement énergétique est tel que le paramoteur électrique d’aujourd’hui sera toujours d’actualité dans dix ans.

La simplicité du moteur électrique est donc un atout majeur du vol durable.

Le bilan de la batterie va être plus nuancé car pour arriver à accumuler une énergie conséquente dans un volume et un poids limité, elle fait actuellement appel à une technologie lourde et consommatrice de ressources.

Une excellente étude de l’ADEME sur l’automobile électrique donne des éléments récents, concrets et comparables pour un cycle de vie complet d’un moyen de transport électrique comparé à un thermique.

Pour l’impact global, les proportions d’équivalent/tonne de CO² consommés par la voiture électrique sont de 35% pour la fabrication de la batterie, 34% pour la fabrication des composants hors batterie et 4% pour l’assemblage.

Les 26% restants correspondent à la production d ‘énergie consommée pendant la vie du véhicule, point sur lequel nous reviendrons dans le paragraphe « électricité verte ».

Pour adapter ces chiffres à un paramoteur électrique en tenant compte de la simplicité de construction, on peut considérer que 60% de l’empreinte carbone sera due à la batterie.

Cela donne la limite de la durabilité de l’activité et en même temps l’espoir d’une importante amélioration avec les progrès attendus sur la conception des accumulateurs : la recherche est en pleine activité pour produite des batteries plus compactes et moins chères à destination de l’automobile électrique, donc avec des technologies moins consommatrices d’énergie et des matériaux plus communs.

Malgré ce handicap actuel, l’étude de l’ADEME souligne quand même que l’empreinte globale du véhicule électrique est quand même 2,5 fois moins importante que son équivalent thermique.

 logo-vert2

Pour ce qui est de l’impact local pendant l’usage du paramoteur électrique, on peut considérer qu’il est à zéro : pas d’émissions, pas de rejets, une nuisance sonore très limitée… le bonheur !

On n’insistera pas plus sur le faible rendement du moteur thermique deux temps avec en plus le bruit, l’odeur et l’épandage d’huile ! 

Le paramoteur électrique est comme le parapente l’activité aérienne la plus proche de la nature et si certains aspects sont encore perfectibles, l’avenir n’annonce que des axes d’amélioration.

_1070335 cut (Copier)

L’ « électricité verte » 

La France produit 80% de son électricité avec un parc nucléaire conséquent mais cela n’est pas une fatalité !

Sans investissement financier mais simplement avec un choix de fournisseur bien présent sur la place publique et proposant une offre verte, je m’engage à recharger mes appareils avec une électricité qui provient à 100% d’énergies renouvelables, justificatifs à l’appui.

Donc exit le « paramoteur nucléaire » !

Une deuxième étape sera le passage au 100% renouvelable ET local avec une coopérative de producteurs et de consommateurs d’électricité que je cite volontiers : ENERCOOP.

 


pantheismPour compléter ce point sur la démarche, l’engagement de la structure sur l’emploi d’aéronefs électriques est aussi l’occasion de sensibiliser sur les actions en faveur de l’environnement et d’introduire une certaine « banalisation » de l’usage des 
véhicules électriques. 

Essayez une voiture électrique dès que vous le pourrez, vous comprendrez immédiatement l’intérêt de ce mode de transport !

Comme pour le paramoteur électrique, les avantages en terme de confort, la durabilité, la propreté du véhicule relèguent au deuxième plan les inconvénients actuels du coût initial et de l’autonomie.

Ce sont des équipements qui ont un intérêt immédiat et dont l’usage est déjà fiable et financièrement intéressant sur leur durée de vie.

 

Porter attention à ses modes de consommation est un enjeu actuel, que ce soit pour son alimentation, ses déplacements ou ses loisirs, même le tourisme durable existe aussi ! 

Vous trouverez ci-dessous quelques liens intéressants ou vous pourrez puiser des idées, écologie rime de plus en plus avec plaisir et des acteurs sont là pour vous apporter des solutions propres et nouvelles, profitez en !

 

L’étude comparative de l’ADEME sur la voiture électrique et thermique :

http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=90511&p1=30&ref=12441

Le blog « Automobile propre » avec des brèves incontournables pour suivre l’actualité du transport durable:

http://www.automobile-propre.com/breves/

 La Provence « échoplanète » avec une information permanente sur le monde et l’écologie:

http://www.echoplanete.com/

Un blog  Belge et pertinent avec des articles sur l’énergie et le développement durable:

http://energethique.be/category/non-classe/